Le château de Laréole

Samedi, je vous ai promis de vous parler du château de Laréole que je venais de découvrir et d’une exposition qui y est installée jusqu’à la fin du mois de septembre. « Chose promise, chose due » dit-on, alors aujourd’hui le château, demain l’expo. Voilà qui me rappelle un autre proverbe : Ne t’engage jamais que pour la moitié de ce que tu peux tenir. (c’est touareg, je crois.)

Le château de Laréole a été édifié à partir de 1579 à la demande de Pierre de Cheverry (1523-1593), fils d’un marchand de pastel toulousain, ce fameux pastel qui avait fait de la région « le pays de cocagne » (Clic). Pierre de Cheverry menait des affaires commerciales et bancaires, il occupait aussi la charge de trésorier général de France. Grâce à ses gros moyens financiers, les travaux sont menés en trois ans.

Le bâtiment reste dans la famille jusqu’en 1707, puis les propriétaires se succèdent. En 1922, le parc et le château sont laissés à l’abandon jusqu’en 1984 quand le Conseil Général de Haute-Garonne s’en porte acquéreur et le fait revivre.

Le château de Laréole a un aspect sévère, c’est un grand baston en forme de quadrilatère régulier avec quatre tours mais  son originalité tient à la polychromie de la maçonnerie : alternance de pierres blanches et de briques rouges.

Dans la cour, au revers de la porte d’entrée, on trouve une longue « coursière », portée par cinq arcs en anses de paniers, dessert le corps de garde et permet de surveiller les accès du château. La galerie fait communiquer les deux ailes du château.

Dans la cour, ce jour-là se promenaient des personnages de l’exposition de Fanny Ferré.

Le parc du château témoigne des grands décors de jardins du XVIIIe siècle. La famille Colomès a acquis la propriété en 1707 et a fait effectuer des travaux d’embellissement à l’extérieur sur le modèle des «jardins à la française» afin que le Château soit présenté dans un véritable écrin de verdure.

Le parc et les jardins sont donc dessinés selon les principes de Le Nôtre : au Nord, trois parterres engazonnés, à l’Est, le «Tapis vert» bordé de buis, au Sud des aménagements en terrasses constituant le parc ornemental et à l’Ouest, un parterre à damier ainsi que d’un verger composé d’anciennes variétés d’arbres fruitiers (cerisiers, pommiers, poiriers…) et de plans de vignes.

Si vous voulez en voir davantage, plusieurs sites de Haute-Garonne présentent ce château. Je leur ai d’ailleurs emprunté les trois dernières photos.

4 réflexions au sujet de « Le château de Laréole »

  1. je ne connaissais pas, et c’ est vrai que ces briques alternées, lui donnent un caractère particulier !
    Il me semble bien entretenu, y compris les parcs !
    Merci pour cette découverte !
    bonne journée Françoise
    bisous

  2. A première vue ça fait pas très joli..; mais à y regarder de plus près , c’est peut-être pas si mal que ça !!!

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