Tout juste… ou presque

En vous parlant de Robespierre hier, j’ai évoqué Saint-Just (mort un peu avant vingt-sept ans ; on ne faisait pas de vieux os à cette époque). Louis Antoine Léon de Saint-Just fut l’inspirateur de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793, mais pour le cours d’Histoire, il y a Wikipedia.

Vous avez bien compris que j’allais parler d’autre chose que des personnages de la Révolution Française. J’aime passer du coq à l’âne alors de Saint-Just au « Dîner de cons », il y a juste le mot « juste ».

Juste est un nom commun, un adjectif, un adverbe ou même un nom propre.

Juste, c’est la qualité de ce qui est fait en quantité ou forme ni insuffisante ni excessive, de manière équilibrée. C’est aussi la qualité de ce qui est conforme à la justice (justice qui varie avec le temps).

Juste (parfois orthographié Just) est un prénom masculin qui provient du latin justus, qui signifie «qui est conforme au droit». Il y eut des « Juste » célèbres comme (cliquez sur les mots bleus pour en savoir davantage, moi je ne les connaissais pas avant de les chercher et de les trouver par hasard) :
Juste d’Alexandrie, IIe siècle, patriarche d’Alexandrie.
Juste Olivier (1807 – †1876), écrivain suisse.
Just Fontaine (1933 – ), footballeur français.

Sans être une fan de jeux de ballon (dont je n’ai rien à foot), le seul Juste que je connais est le numéro trois de ce tiercé : Just Fontaine, voilà ce qui m’a fait songer au «Dîner de cons». Souvenez-vous !

Juste est aussi un patronyme avec des variantes, comme «Saint-Just», ainsi qu’un sobriquet (ancêtre du nom de famille quelquefois) ; (cliquez aussi sur les mots bleus pour en savoir davantage.):
Jacques le Juste, Ier siècle (mort en 62), évêque ou patriarche de Jérusalem.
Casimir II le Juste (1138 – †1194), duc polonais.
Henri IV le Juste (1257 – 1290), duc polonais.

Pour ceux de mes lecteurs qui vivent dans la région sud de la France, je rappelle (en est-il besoin ?) que les Cathares étaient appelés aussi les «Justes.» Les adeptes de ce mouvement se nommaient eux-mêmes  : «Bons Hommes», «Bonnes Dames» ou «Bons Chrétiens», mais étaient appelés  « Parfaits » par l’Inquisition.

Dans une autre période troublée plus récente, un Juste ou «Juste parmi les nations» est une personne non juive qui a sauvé des Juifs pendant la Shoah, entre 1941 et 1945. Oui, il y en a eu quelques-uns, en général des discrets qui n’attendaient rien en retour sinon la satisfaction de leur conscience ; ils ont lutté contre le mal, contre l’horreur.

Les camarades de classe de mes enfants m’ont parlé, il y a quelques années d’autres justes, ceux d’Albert Camus. En 1905, un groupe terroriste de révolutionnaires a commis un attentat sur le grand-duc russe. L’auteur français en a tiré une pièce «Les Justes», basée sur ces faits historiques réels. Ce drame, Camus a tenté de le rendre le plus vraisemblable possible en narrant certaines scènes qui se sont vraiment déroulées, il a attribué le nom véritable au héros des Justes, Kaliayev.

Je n’en dirai pas plus : tout juste.

Sauf que, on peut entendre ces mots dans la pièce : « On commence par vouloir la justice et on finit par organiser une police. » J’ai envie d’ajouter « puis des milices ».

Et encore : « Nous ne sommes pas de ce monde, nous sommes des justes. »  Des idéalistes ? Des purs ? Certains diront des fous.

Moi, je vous laisse, je vais dormir, dormir du sommeil des justes, comme tout ceux qui ont la conscience tranquille.

4 réflexions au sujet de « Tout juste… ou presque »

  1. à considérer la justice depuis qu’ elle prétend exister, on comprend que ce mot, dans une bouche humaine, fait partie de l’ utopie !

  2. j en ai juste assez pour aujourdhui , je suis un juste un peu fatigue et je vais aller juste un peu me detendre avant d aller faire dodo
    bonne soirée

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