Peur

Ne vous êtes-vous jamais réveillé(e) la peur au ventre un matin, comme ça, sans raison ? Un mauvais rêve ou une mauvaise nuit ou rien… Angoissé(e), apeuré(e). Déprimé(e) ? Pourquoi ce matin-là plutôt qu’un autre ? Un seul matin ? Plusieurs matins ? Tous les matins ? Pourquoi le monde vous fait-il peur, subitement ?

Il est vrai qu’on passe des nuits blanches quand on a des idées noires.

La peur est un état plus ou moins durable, qui peut débuter par un choc émotif violent ou des séries de petites contrariétés, du stress permanent. La peur est faite d’appréhensions qui peuvent aller jusqu’à l’angoisse plus ou moins chronique et de troubles physiques : pâleur,  tremblements, diarrhée, bouffées de chaleur, vertige, activité désordonnée ou léthargie. La peur s’accompagne de la prise de conscience d’un danger réel ou imaginaire.

En ce moment, «on» nous fait peur collectivement :
– perte des AAA,
– éclatement de l’Europe,
– fin de l’Euro,
– modèle de la Grèce, des pays du Maghreb,
– faillites des banques,
– ruine des entreprises,
– montée du chômage, de la délinquance, de l’immigration, des intégrismes,
– dettes des états, corruption, détournements de fonds, abus de biens nationaux,
– pollution, tempêtes, catastrophes, cataclysmes, 21 décembre 2012, fin du monde…

En face : rien de rassurant ! A part en nous, en qui, en quoi pouvons-nous croire ?

Les peurs collectives ont déjà existé en France et ailleurs, toujours avec des conséquences dramatiques. Certains en tirent profit mais la majorité souffre.

En France, l’Histoire fait quelquefois référence à la Grande Peur, mouvement de peur collective qui eut lieu, juste après la prise de la Bastille, entre le19 juillet 1789 et le 6 août 1789. Elle trouva son origine en province et se fondait sur des rumeurs de complot aristocratique en provenance de Paris. La France essentiellement paysanne en ce temps-là crut que des brigands étaient recrutés par les nobles pour parcourir les campagnes afin de couper les blés verts et anéantir ainsi la récolte. On croyait que les propriétaires nobles « accaparaient » les grains pour les vendre au plus haut prix. La peur des brigands se répandit rapidement et les révoltes éclatèrent quasi simultanément. Partout pillages, émeutes, attentats, incendies éclataient dans les bourgades et les villages campagnards. Les paysans s’armèrent et formèrent des milices pour se défendre contre les brigands. Mais, comme ceux-ci n’étaient que le fruit de l’imagination et de la peur, les paysans ne les trouvèrent pas. Rassemblés et agités par la peur ambiante, ils s’en prirent alors aux châteaux et aux abbayes, emportant les grains et brûlant les archives et les recueils des droits seigneuriaux et féodaux. Des régions entières restèrent cependant à l’abri de cette grande peur : la Bretagne, l’Alsace et le Languedoc. Pourquoi ? Plus rationnels les gens du cru ?  Moins informés ?

Une autre forme de peur plus «sophistiquée» concerne les banques : la ruée bancaire. C’est bien à celle-ci que nous pensons en ce moment.

Une ruée bancaire, panique bancaire ou course au dépôt (en anglais : bank run, deposit run, deposit run-off) est un phénomène dans lequel un grand nombre de clients d’une banque craignent qu’elle ne devienne insolvable et en retirent leurs dépôts le plus vite possible. Ne pouvant faire face à ces multiples demandes de retrait (le nombre de personnes s’accroît d’heure en heure) et en l’absence de soutien, la banque court le risque de devenir effectivement insolvable.

En France, les risques de crise financière sont limités par le fonds de garantie des dépôts qui permet aux clients des banques d’être protégés et remboursés jusqu’à hauteur de 70 000 euros, un mécanisme qui a rassuré lors des difficultés de l’automne 2008. Et la prochaine fois ? Quand ? Comment ?

Lorsque cette « course » des épargnants concerne une grande proportion des banques et que la banque centrale ne parvient pas à fournir des liquidités assez rapidement aux banques privées, le phénomène peut évoluer vers une crise financière : un krach. Banqueroute de Law, il y a très longtemps ; en 1907, un épisode connu sous le nom de « panique des banquiers », aux Etats-Unis accula de nombreuses banques et entreprises à la faillite après d’inombrables retraits de liquidités et le plus gros krach : en 1929, le 24 octobre, le Jeudi Noir.

Qu’avez-vous pensé de l’appel d’Eric Cantona le 7 décembre 2010 ? Pas très malin ; un peu inquiétant tout de même. J’avais trouvé ça irresponsable. D’autant que Monsieur Cantona n’est certainement pas nécessiteux. Quel était son but ? N’était-ce qu’une parole en l’air ? Beaucoup avaient promis d’aller retirer leur argent mais paroles…

On s’en sort comment d’une « grande dépression » financière ?

Par exemple, comme certains le disent avec une bonne guerre. Comme si ça existait la bonne guerre.

Quoi que vous en pensiez la guerre est un procédé classique qui permet de relancer l’économie par la reconstruction.

Au moins pour les survivants.

7 réflexions au sujet de « Peur »

  1. ….dis donc chère Françoise, tu vas arriver à nous « foutre la frousse » ce matin!
    manifestement on veut que nous ayons peur, que nous prépare t on ? la Guerre ? la faillite ? et quoi encore …nous restons résolument optimistes, « heureux les innocents » !! passe de bonnes fêtes …
    Joyeux Noel ! grosses bises

  2. Ah bin voilà! ça y est! j’ai peur…
    J.y.u. N.ë. !………….
    .
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    …pschouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiittttttttttt!
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    . boum.

  3. on peut donc affirmer que la peur n’ est pas bonne conseillère, et n’ a jamais apporté la solution !
    bon Noël, et bonnes fêtes
    bises

  4. amour & paix
    ¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨★
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    Joyeux Noël !!
    Je t’embrasse bien fort.

  5. Bonjour
    Oui, il m’arrive d’avoir peur….. d’ailleurs je suis assez trouillard…
    mais pas pour ces nouvelles du monde…. là il n’y rien de nouveau sous le soleil et a entendre les journalistes, ils ne sont nés que d’hier ses mecs… et ils se plaisent à merveille à faire peur à tout le monde, alors qu’ils n’y connaissent rien à rien… Et je ne les écoute pas…
    Mis à part tout ça…
    JOYEUX NOËL ….
    Sincèrement
    jean

  6. Bonjour Françoise
    Ce qui nous fait peur aussi les finances
    On nous menace à nouveau avec la dévaluation de notre CFA….Brrrr
    Bisous
    Frieda

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