Deux (suite et fin)

Trublion s’en doutait, une suite au thème « deux’.

Je commence  par un proverbe (que je crois chinois) et qui expliquerait bien des choses dans le comportement de ces gens-là : Il faut deux ans pour apprendre à parler et toute une vie pour apprendre à se taire. En ce qui me concerne, j’ai appris à parler bien avant deux ans et je ne sais toujours pas me taire quand je devrais (est-ce un espoir de très longue vie ? )

Il y a deux sortes d’esprit : l’esprit de géométrie et l’esprit de finesse. (Pascal) Une petite phrase pour commencer une longue réflexion philosophique. Mon hyper-résumé : les règles, la géométrie, en un mot : la science contre la finesse, la sensibilité (souvent dite « sixième sens »).

J’ai deux mots à vous dire : expression plutôt menaçante qui signifie avoir une explication avec quelqu’un, une explication conflictuelle.

J’habite à deux pas d’ici : tout-à-côté, pas loin.

Servir deux doigts de Porto :  le doigt est quelquefois une unité de mesure, qui signifie « un peu ».  On peut l »utiliser dans d’autres formules : « je suis à deux doigts de… » te dire, me mettre en colère… attention, je ne suis pas loin de…

Jouer sur les deux tableaux (ou plus) : ne pas être loyal et essayer de profiter de plusieurs côtés adverses et incompatibles ; être actif dans différents domaines, plus ou moins compatibles ; profiter de deux choses à la fois.

Nager entre deux eaux : comportement de plus en plus fréquent, par manque de courage, par peur de perdre ses avantages. C’est manoeuvrer entre deux partis, sans se compromettre. Refuser de s’engager comme François Hollande qui n’épouse jamais les « femmes de sa vie ».

Ne faire ni une, ni deux : ne pas hésiter, foncer. (Ce n’est pas toujours une bonne solution mais de temps en temps, il faut agir ainsi.)

Ne pas se le faire dire deux fois : selon le contexte, ne pas se faire répéter quelque chose et donc agir, obéir immédiatement, avec célérité ; accepter avec empressement ; obéir à la première invitation (ou injonction) ; profiter de l’occasion.

Les deux font la paire : l’expression fait référence à deux personnes inséparables, tellement semblables qu’elles semblent ne faire qu’un. La formule peut prendre une connotation péjorative et signifier que l’un ne vaut pas mieux que l’autre. 

Se ressembler comme deux gouttes d’eau : être tout à fait proches, être exactement pareil ; des jumeaux homozygotes par exemple.

Les deux pôles : rien à expliquer ; Pôle Nord (pays du Père Noël) et Pôle Sud (euh… rien.)

Ne pas arriver à joindre les deux bouts : généralement avec une connotation financière, l’expression signifie avoir du mal à faire tenir les besoins dans le budget disponible ou à tenir jusqu’au début du mois suivant avec le salaire qu’on touche au début de celui-ci.

Il faut opter des deux : être dupe ou fripon. « On commence par être dupe, On finit par être fripon.  » comme l’État qui se fait duper par certains et se comporte comme un fripon avec les autres.

Avoir les deux pieds dans le même sabot : être embarrassé, incapable d’agir ou bien être passif, sans initiative.

La paix entre deux mondes repose sur ces deux mots : bienveillance envers les amis, modération envers les ennemis. Proverbe persan ?

L’amour est un égoïsme à deux

Le ciel n’a pas deux soleils, le peuple n’a pas deux souverains.

Même si deux hommes font la même chose, le résultat n’est pas le même.

Même une feuille de papier est plus légère si on la porte à deux : partage des tâches. Faire équipe. Indispensable.

Bon renard ne se prend pas deux fois au même piège : il faut veiller à ne pas commettre deux fois une même erreur. 

Qui fait deux fois naufrage accuse en vain Neptune : quand on répète la même faute, il ne faut pas accuser le sort mais reconnaître et assumer ses erreurs. Difficile à faire admettre à ceux qui se plaignent sans cesse de leur sort et accUsent le ciel de tous leurs maux. Certes quelques personnes n’ont pas de chance (c’est avoir la scoumoune) mais d’autres refont sans cesse les mêmes erreurs.

S’il a deux maîtres, le cheval est maigre.

Si la barque est à deux, elle fait eau.

Pour finir, une chanson :

A deux pas d’ici, j’habite, peut-être est-ce ailleurs
J’n’reconnais plus ma vie, parfois je me fais peur
Je vis dans un monde qui n’existe pas
Sans toi je ne suis plus tout à fait moi…

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1 réflexion sur « Deux (suite et fin) »

  1. Et bien on peut dire que tu vas au bout des choses, et c’ est avec plaisir qu’ on lit toutes ces expressions à peu près toutes basées sur le bon sens !
    Merci pour cette chanson de Lavoine

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