Déchéance

Des mois de débats, de grandes envolées lyriques, des affrontements médiatiques, des postures qui se voulaient chevaleresques, des réactions outragées et outrancières, du temps perdu, du « grand guignol ». Une fois de plus, François Hollande (j’ai du mal à écrire Monsieur Hollande) a reculé sur un sujet qu’il avait présenté comme une priorité. Une fois de plus, il s’est ridiculisé. Ne trouvez-vous pas ?

Le gouvernement aussi s’est ridiculisé à suivre, plus ou moins en ordre, son président. Madame Taubira, elle, avait quitté l’équipe ministérielle à cause de son opposition à la déchéance de nationalité qu’elle devait défendre contre ses idées personnelles. C’est une forme d’honnêteté (mais je dis bien une certaine forme). Pendant ce temps-là, les voyous continuent à s’amuser tout comme les terroristes, français, belges, ou « binationaux » qui préparaient des attentats.

Plus de déchéance nationale donc. Les élus de droite et de gauche se sont divisés et… Oubliés les grands mots du 14 novembre !

Combien de déçus dans le peuple français ?

Personnellement, la déchéance de nationalité ne me choquait pas, parce que les terroristes – qu’ils soient binationaux ou pas – s’excluent eux-mêmes de la communauté nationale (ou même européenne, occidentale) avec de tels actes et si cette affaire divise le peuple français au lieu de le rassembler, que fallait-il faire sinon pour une fois camper sur ses positions pour être crédible ?

Le Président et son gouvernement l’ont bien fait pour le « mariage pour tous » qui avait soulevé bien plus de contestations. Alors…

J’ai aussi envie de donner une  leçon de français.

Déchéance :
– Action de déchoir ; état de celui qui est déchu ;  en particulier, la décrépitude physique ou morale due à l’âge ou à la maladie.

– Action de faire déchoir ; état de celui qui est déchu :

1. Privation d’une fonction officielle, en particulier de celle de chef d’État. Ça s’est fait selon Madame de Staël : « le Sénat prononça la déchéance de ce même Napoléon auquel il devait son existence ; la déchéance fut motivée sur des principes de liberté…« 
2. Perte légale d’un droit pour n’avoir pas rempli les obligations y attenant. « Tous approuvèrent la déchéance de puissance paternelle. » (Gide, Souv. Cour d’ass.,1913).

Alors pas de déchéance nationale ? C’est dit !

Et si on instaurait en France la déchéance politique et la déchéance de présidence ?

N’êtes-vous pas fatigués du capitaine de pédalo ? N’êtes-vous pas dégoûtés des hommes politiques et de leurs magouilles ?

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2 réponses à “Déchéance”

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