Des mois de débats, de grandes envolées lyriques, des affrontements médiatiques, des postures qui se voulaient chevaleresques, des réactions outragées et outrancières, du temps perdu, du « grand guignol ». Une fois de plus, François Hollande (j’ai du mal à écrire Monsieur Hollande) a reculé sur un sujet qu’il avait présenté comme une priorité. Une fois de plus, il s’est ridiculisé. Ne trouvez-vous pas ?
Le gouvernement aussi s’est ridiculisé à suivre, plus ou moins en ordre, son président. Madame Taubira, elle, avait quitté l’équipe ministérielle à cause de son opposition à la déchéance de nationalité qu’elle devait défendre contre ses idées personnelles. C’est une forme d’honnêteté (mais je dis bien une certaine forme). Pendant ce temps-là, les voyous continuent à s’amuser tout comme les terroristes, français, belges, ou « binationaux » qui préparaient des attentats.
Plus de déchéance nationale donc. Les élus de droite et de gauche se sont divisés et… Oubliés les grands mots du 14 novembre !
Combien de déçus dans le peuple français ?
Personnellement, la déchéance de nationalité ne me choquait pas, parce que les terroristes – qu’ils soient binationaux ou pas – s’excluent eux-mêmes de la communauté nationale (ou même européenne, occidentale) avec de tels actes et si cette affaire divise le peuple français au lieu de le rassembler, que fallait-il faire sinon pour une fois camper sur ses positions pour être crédible ?
Le Président et son gouvernement l’ont bien fait pour le « mariage pour tous » qui avait soulevé bien plus de contestations. Alors…
J’ai aussi envie de donner une leçon de français.
– Action de faire déchoir ; état de celui qui est déchu :
Alors pas de déchéance nationale ? C’est dit !
Et si on instaurait en France la déchéance politique et la déchéance de présidence ?
N’êtes-vous pas fatigués du capitaine de pédalo ? N’êtes-vous pas dégoûtés des hommes politiques et de leurs magouilles ?
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