Paradis perdu. L’histoire d’Adam et Ève, c’est ça… mais pas seulement. Tant de choses se perdent peu à peu ; l’enfer s’agrandit avec la pauvreté, la tristesse, la perte de nos libertés. Notre monde occidental est au bord du gouffre : la société peu à peu se défait, la « raison politique » décide de tout, notre religion chrétienne est oubliée, nos impôts sont gaspillés, notre liberté de parler n’a jamais été aussi menacée. Alors que vont devenir notre pays, notre monde ? Ce n’est pas le Paradis mais ça risque d’être pire encore.
Je ne veux pas vous désespérer, alors une petite chanson pour penser à autre chose. Vous souvenez-vous de celle-là ?
Les paradis perdus sont nombreux et sont différents pour chacun de nous. Le paradis perdu, c’est la nostalgie d’un passé plus beau, un mythe récurrent dans de nombreuses traditions. L’homme, face à sa condition sur terre, se plait à imaginer un monde meilleur, dans un lointain passé ou un avenir, un ailleurs plus ou moins accessible.
Je pense à Paul Gauguin qui chercha son paradis sur terre aux Marquises après avoir perdu celui de sa naissance : Lima où le soleil brillait sans cesse, où les maisons étaient peintes en ocre, vert, rouge, bleu, saumon, mauve, où les gens étaient aussi de toutes les couleurs ; il y avait des magnolias en fleur, des palmiers et tant de plantes odorantes…
Je pense aussi à l’île de La Réunion qui n’est plus le paradis qu’elle fut jadis. Repérée par les Arabes dès le Moyen Âge, La Réunion n’a été habitée qu’à compter du milieu du XVIIe siècle, soit environ 150 ans après son apparition sur les portulans (cartes représentant l’espace maritime) des navigateurs portugais. Aperçue, quelquefois accostée pour faire relâche, décrite comme un véritable paradis terrestre avec de l’eau douce, claire et abondante, de la nourriture fraîche : des anguilles et des dodos, qui disparurent avec les premiers colons. Dans les années 1970, c’était encore calme, maintenant… Les mœurs ont bien changé.
Et que dire du mythe européen du pays de Cocagne (naissance entre les XIIe et XIVe siècles) ? Le pays de Cocagne est une sorte de paradis terrestre où la nature déborde de générosité pour ses habitants, loin des famines et des guerres, une terre de fêtes et de bombances perpétuelles où le travail est proscrit. Savez-vous où se trouvait le pays de Cocagne ? Personne ne le sait vraiment pourtant le triangle Albi-Carcassonne-Toulouse fut un temps le pays de cocagne.
La cocagne était une boule de feuilles écrasées et compactées à la main par les cultivateurs du Lauragais en Midi-Pyrénées à partir d’une plante appelée le pastel dont était extraite une teinture bleue (le bleu pastel). Ces boules firent la fortune de cette région à laquelle on donna le surnom de Pays de Cocagne. Cette couleur est aussi dite « bleu de Cocagne » était vendue aux fabricants de teinture à un cours tellement élevé que toute la filière du pastel devint extrêmement riche.
Bon voilà une petite leçon d’histoire.
Pour terminer, je ne peux résister à mon envie de vous montrer ce dessin pur vous faire sourire.

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