Il n’y a pas loin du Capitole…

Le 30 mars 2013, j’ai rédigé un article sur l’homme providentiel et j’avais déjà parlé du héros potentiel en 2012 (clic) ; aujourd’hui, la réputation d’une personnalité peut changer très vite. On voit la déception causée par Macron chez de nombreux Français qui avait cru à ce faraud. Comme le disaient les Anciens, « il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne« , Emmanuel Macron commence-t-il à s’en rendre compte, lui qui a endossé un costume trop grand pour lui ?

Costume trop grand parce que celui qui le porte est à la fois : trop jeune, trop prétentieux, plus faible qu’il ne veut le faire croire… Que de suppositions sont possibles !

Pour en revenir à l’expression du jour ; « il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne », ce n’est pas du Capitole de Toulouse dont il s’agit mais de celui de Rome. De ce lieu, vous avez entendu parler à cause des oies ; souvenez-vous : une nuit, les oies du Capitole ont réveillé les Romains par leurs cris, les alertant ainsi d’une attaque surprise des Gaulois ; il s’est passé des tas de choses près de ce fameux Capitole, une des sept collines de Rome. (En ce moment, près du Capitole toulousain , il y a de l’agitation avec les « Gilets Jaunes » et tous les mécontents du coin, mais je m’éloigne de mon propos du jour.)

L’expression « il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne » signifie qu’entre la gloire et le déshonneur, il n’y a qu’un pas.

En mai 2017, Monsieur Macron se pavanait, de nuit, puis de jour, au bras de Madame, à la tête d’un groupe de supporters, un groupe qui ne cessait de s’étoffer et pas qu’avec des jeunes (je vous rappelle que j’écrivais « en avant les déambulateurs », car on relevait parmi les aficionados : Robert Hue (71 ans), François Bayrou (66), Emmanuel Valls (55), Gilbert Annette (71), Daniel Cohn-Bendit (72), Jacques Attali (73), Alain Minc (68), Line Renaud (88)…) Aujourd’hui, Manu se cache même s’il a fait le mariole en disant « qu’ils viennent me chercher ». S’il continue à ne pas comprendre ce que le peuple lui dit, il sent bien qu’il n’est pas le « bien-aimé ». Certains réclament sa démission, d’autres rêvent de sa mort et peut-être que des projets noirs ont été faits pour lui par … Qui donc ? François Médéline dans son roman « Tuer Jupiter », racontait l’assassinat de Manu (empoisonnement) par des espions soviétiques. Alors, en imagination tout est permis.
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Je reviens à Rome. La nuit où les oies du Capitole ont sauvé la ville, un certain Marcus Manlius aurait fait face aux Gaulois. Cette nuit-là, il aurait tranché la main d’un Gaulois envahisseur, en aurait précipité un autre dans le vide à coups de bouclier. Le peuple, heureux d’avoir un tel combattant parmi ses soldats, avait acclamé Marcus et lui avait donné le surnom de « Capitolinus ». Une fois le siège terminé et oublié, après avoir été couvert d’honneurs, il fut accusé par Camille, dictateur de l’époque, de soutenir les revendications des pauvres. Les tribuns de la plèbe Marcus Menenius et Quintus Publilius qui menèrent l’accusation obtinrent la condamnation et l’exécution de Capitolinus pour haute trahison et Marcus Manlius fut jeté de la Roche Tarpeïenne. L’histoire est lointaine et pas très claire ; il y a une histoire de vengeance entre Camille et « Capitolinus », ce dernier a payé de sa vie l’audace dont il avait fait preuve en accusant de vol un plus puissant que lui.

En conclusion, suite à une grande victoire, un général romain pouvait obtenir la récompense suprême et être autorisé par le Sénat, au cours d’une grande cérémonie, à mener son char du Champ de Mars jusqu’au temple de Jupiter, au sommet du Capitole. mais c’est sur un autre versant de cette même colline, à faible distance, que se trouvait la Roche Tarpéienne, lieu d’où les condamnés à mort étaient précipités dans le vide. Il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne ». Marcus Manlius connut la gloire puis la honte.

Les honneurs et la célébrité n’empêchent pas la déchéance ou la chute d’arriver. Durant la Révolution Française, en particulier pendant la Terreur, nombreux sont ceux qui sont rapidement passés de la tribune et de la gloire à la guillotine et à l’infamie.

Ainsi se passe la vie : le bon et le mauvais se succèdent continuellement  :

Ma foi, sur l’avenir, bien fou qui se fiera :
Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera.

« Les Plaideurs » de Racine

 

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2 réflexions sur « Il n’y a pas loin du Capitole… »

  1. Voilà une expression qui a concerné bien du monde, des tyrans communistes aux tyrans nazis, même Napoléon est concerné !
    Alors, il y a des chances pour que le petit marquis méprisant et prétentieux accompagné de mme vuitton rejoigne la cohorte !
    Là encore, le général s’ en sort avec les honneurs !
    Bon dimanche Françoise, n’ oublie pas que tu nous dois une explication sur ton précédent article
    Bisous

  2. Hé oui, notre petit chef’ton prétentieux est en train de connaître la dégringolade de sur l’estrade où il se croyait intouchable !
    Qui monte trop vite dégringole encore plus vite ! (Je viens de l’inventer. Loll)
    Merci de nous avoir remémoré l’histoire du capitole et la roche dont je ne me souvenais plus.
    Bon week end, devenu tout gris …
    Mais le soleil est dans le coeur avec les enfants à la maison.
    Bisoux, ma françoise ♥

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