Dystopie

Chaque jour qui passe nous est utile : nous apprenons. Quand j’apprends, je transmets aussi souvent que je peux. Un mot me trottait dans la tête et mon dictionnaire de référence ne le connaissait pas : dystopie ; je suis donc allée voir mon ami Wikipedia qui m’a instruite. 

Une dystopie est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie (comme « Ravages » de René Barjavel). L’auteur entend ainsi mettre en garde le lecteur en montrant les conséquences néfastes d’une idéologie (ou d’une pratique) présente à une époque.

La différence entre dystopie et utopie tient plus à la forme littéraire et à l’intention de son auteur qu’au contenu. En effet, nombre d’utopies positives peuvent se révéler effrayantes.

Cette forme littéraire a été popularisée par des romans devenus des classiques du genre dystopique :

  • Le Meilleur des mondes (1932) d’Aldous Huxley,
  • La Guerre des salamandres (1936) de Karel Čapek,
  • Ravage (1943) de René Barjavel,
  • 1984 (1949) de George Orwell,
  • Fahrenheit 451 (1953) de Ray Bradbury,
  • La Planète des singes (1963) de Pierre Boulle,

Les mondes terrifiants décrits dans ces romans ont souvent tendance à faire croire qu’une dystopie est, par définition, la description d’une dictature sans égard pour les libertés fondamentales. Il existe cependant des contre-exemples et la critique est divisée quant aux relations entretenues entre la dystopie et les régimes politiques qu’elle vise. Que la dystopie soit par nature une critique d’un système politique ou idéologique précis (et en particulier une critique du totalitarisme) est un point qui demeure débattu dans les milieux universitaires.

L’impact que ces romans ont eu sur la science-fiction a souvent amené à qualifier de dystopie toute œuvre d’anticipation sociale décrivant un avenir sombre.

Le genre a connu des déclinaisons dans d’autres domaines artistiques, notamment au cinéma, avec de nombreuses adaptations de romans dystopiques mais aussi des créations originales comme Metropolis (1927) de Fritz Lang, le premier du genre, Alphaville (1965) de Jean-Luc Godard, Bienvenue à Gattaca (1997) d’Andrew Niccol.

Je pensais à un film qui m’avait marqué le jour où je l’ai vu (« V pour Vendetta« )  avec ses lois liberticides tout comme le livre « La ballade de Lila K » de Blandine Le Callet. Ce sont des dystopies tout comme le film diffusé ce soir sur Arte « Avril et le monde truqué » où l’on se trouve en effet dans une société imaginaire qui empêche ses membres d’atteindre le bonheur car aux environs de 1870, tous les savants du monde se sont volatilisés avant d’avoir pu partager la moindre invention. Le phénomène a fait dérailler l’Histoire : ni progrès, ni guerres mondiales, ni républiques. Alors… À VOIR. Curieux. Ça change de ce qu’on nous propose d’habitude sur les chaines de télévision.

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3 réflexions au sujet de « Dystopie »

  1. Je ne connaissais pas non plus …
    Merci pour ces explications, mais je ne suis pas passionnée par ce genre de films …
    A voir, certainement, pour ne pas mourir idiote, mais sans grand enthousiasme.
    En ce moment, j’ai du mal à me concentrer et pas trop envie de me poser des questions.
    Bon jeudi, après une journée ensoleillée, de nouveau du mauvais temps prévu …
    Bisoux, ma françoise

  2. Les romans et films que tu cites sont la meilleure façon de nous faire comprendre le sens de ce mot que je ne connaissais pas !
    Si on considère l’ histoire, il est utopique d’ imaginer que les hommes vont changer.
    Par contre il ne l’ est pas forcément d’ entendre certains prophètes, et d’imaginer l’ apocalypse parfaitement possible
    Passe une bonne journée Françoise
    Bisous

  3. bonjour chere Françoise, un mot savant, que j’ignorais completement, pas les oeuvres que tu cites, j’en ai lu bien sur, mais je n’aime pas ce genre de litterature ! la vie courante est déjà assez sombre, les événements qui la ponctuent souvent très noirs, sans pour celà s’en imprégner et voir tout au pire ! bon jeudi , amitiés et bises

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