Alea jacta est.

N’avez-vous jamais eu cette sensation, alors que vous écoutiez une musique triste, que toute la misère du monde s’abattait sur vous ? Vous sentez un petit pincement au cœur, vos souvenirs réapparaissent et vous êtes soudain très mal : mélange de nostalgie, de tristesse, de regrets… Il parait qu’il est préférable d’avoir des remords que des regrets et moi, j’ai des regrets ; je me souviens de mes erreurs, de ce que j’aurais pu faire SI.. Ça ne dure pas puisque la vie continue. « Show must go on ! » dit-on pour se donner du courage. Continuer la lecture

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Trop travailler

Pour faire réfléchir ceux qui travaillent trop et oublient qu’il faut vivre.

Rappelez-vous de mon billet « perdre sa vie à la gagner« ou encore mon « Eloge de la paresse« .

« Les hommes travaillent généralement trop pour pouvoir encore rester eux-mêmes. Le travail : une malédiction que l’homme a transformée en volupté. Oeuvrer de toutes ses forces pour le seul amour du travail, tirer de la joie d’un effort qui ne mène qu’à des accomplissements sans valeur, estimer qu’on ne peut se réaliser autrement que par le labeur incessant — voilà une chose révoltante et incompréhensible. Le travail permanent et soutenu abrutit, banalise et rend impersonnel. Le centre d’intérêt de l’individu se déplace de son milieu subjectif vers une fade objectivité ; l’homme se désintéresse alors de son propre destin, de son évolution intérieure, pour s’attacher à n’importe quoi : l’œuvre véritable, qui devrait être une activité de permanente transfiguration, est devenue un moyen d’extériorisation qui lui fait quitter l’intime de son être. Il est significatif que le travail en soit venu à désigner une activité purement extérieure : aussi l’homme ne s’y réalise-t-il pas — il réalise. »

Emil CIORAN : Sur les cimes du désespoir

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