Qui sème… 2020

J’ai déjà intitulé un billet “Qui sème” en janvier 2019  que vous pouvez relire en cliquant sur les mots bleus. Voilà donc la version 2.0 ou 2020 de ce “Qui sème” en octobre ou novembre de cette année et surtout quoi et pour quelles récoltes ?

J’ai appris et retenu que jadis les agriculteurs avaient pour habitude, en octobre, de semer le blé, le froment, de l’orge, de l’ers, des lupins, des pois, du sésame et des haricots ; en novembre, c’était l’ensemencement général, on finissait froment et blé puis on passait aux grains, fèves, lentilles et lin. Aujourd’hui je ne sais ce que font les producteurs agricoles (combien de vrais paysans ont résisté aux diktats de l’Europe et des industriels, des producteurs de graines génétiquement “améliorées” ?), je ne sais pas si l’on continue à semer durant cette période automnale mais je vois bien que nos dirigeants, technocrates déconnectés de toutes les réalités sèment surtout la pagaille en France.

Qu’y-a-t-il de logique dans les décisions prises successivement par le Président et son gouvernement ? Où est le bon sens ? Il me semble que le mot d’ordre doit être “Diviser pour mieux régner”. Qui en a décidé ainsi ? Une chose est sûre, les Français sont de plus en plus divisés et au sein de la population. Qui est-ce que ça arrange ?

Attention, un proverbe annonce : “Qui sème le vent récolte la tempête“. Quand on provoque de petits troubles, on en récolte souvent de plus importants. En clair, quand on provoque le désordre, il ne faut pas s’étonner des conséquences. Aujourd’hui je suis partagée entre crainte et espoir : la crainte du chaos, l’espoir d’un réel changement vers plus de bon sens. 

Il faut arrêter les promesses, il faut agir. Il faut arrêter de promettre des indemnités en tous genres, qui va les payer sinon le peuple ? Il n’y a pas d’argent magique. Il faut abolir tous les passe-droits et tous les privilèges. Il faut que les sacrifices demandés par quelques-uns soient consentis et surtout faits par tous. (Je pense à l’impôt prélevé à la source qui permet au gouvernement d’encaisser plus et plus vite pour gaspiller toujours davantage : facile de dépenser l’argent que l’on n’a pas sué. Facile de se goberger aux frais du peuple.)

L’engagement des soignants et d’autres personnes, tous ces braves gens, dévoués corps et âme à leur mission (non pas veulement à leurs maîtres) ne peut constituer la politique publique mais c’est pourtant ce qui se passe.

Que dit-on à ceux qui se sont consacrés aux malades de la “première vague”, se sont sacrifiés ? “Oubliez vos congés, vos familles, oubliez-vous, travaillez en silence, tous, têtes baissées et en silence !”. Au fond, ni plus, ni moins, c’est le discours. Non seulement, ces dévoués n’ont pas été récompensés décemment mais on s’est moqué d’eux. Entre la première et la seconde vague, rien n’a été préparé sérieusement ; rien (ou si peu) n’a été accordé aux professionnels de santé pour leur permettre de faire face à cette nouvelle épreuve. Le gouvernement a tenté de détourner l’attention  en promettant des primes et surtout en donnant des médailles (même pas en métal précieux, que des courageux ont jeté illico), en organisant un Ségur de la Santé ; ce n’est pas suffisant. Manu et sa clique se foutent des soignants, des enseignants, de nous et de tout ce qui n’est pas leur nombril, leur cercle. La situation au XXIème siècle en France est pire que du temps du Roi et sa cour : ‘travaille, paie et tais-toi’, voilà.

La sagesse populaire constate aussi qu’on ne récolte pas toujours ce que l’on sème. C’est vrai aussi, malheureusement. Ah ces proverbes capables de dire une chose est son contraire.

Pour terminer avec un sourire, je pense à feu Professeur Choron : “Qui sème le vent court après son chapeau” et plus sérieusement, en me souvenant de paroles de La Bible (ou de ma grand-mère, peut-être, celles dont les paroles n’étaient pas d’évangile mais étaient néanmoins souvent sages) : “Celui qui a peur que vienne le vent ou la pluie, ne pourra jamais semer ni moissonner “.

Je résume : Indignons-nous ! Indignez-vous !

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2 réflexions sur « Qui sème… 2020 »

  1. Le paysan près de chez moi est resté dans la tradition, et après avoir répandu son lisier il y a quelques semaines, vient de semer son blé.
    Je n’ ai pas oublié le signal fort donné par un président qui à peine élu a cru bon de renouveler tapis et vaisselle, et de se faire construire une piscine tout en trahissant sa promesse envers les retraités en augmentant la Csg !
    J’ai de suite compris que nous avions affaire à un jeune coq arrogant, mais qui n’avait rien du bâtillar !
    il tentera de jouer sur la pandémie pour justifier de la dette, du chômage, mais on saura bien lui rappeler sa gestion catastrophique !
    Passe une bonne journée Françoise
    Bisous

  2. “Qui sème le vent récolte la tempête“….oui, nous en sommes là…des promesses, des medailles, et rien de concret , qu’ont ils fait durant le deconfinement pour se preparer à une deuxieme vague, rien, du vent ! on vient meme de voir un hopital, qui a loué un hotel sans clientèle, pour pouvoir s’agrandir et avoir enfin des lits !!
    “indignons nous”, est bien le terme qui convient, bonne journée chère Françoise, amities et bises

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