Serment d’Hippocrate

Serment d’Hippocrate. Serment d’hypocrite. Jeu de mot facile ; j’avoue je m’en suis servi. Mais d’Hippocrate à hypocrite, il n’y a que quelques lettres.

Hippocrate de Cos, né vers 460 avant J.-C. sur l’île de Cos et mort en 377 av. J.-C., est un médecin grec du siècle de Périclès, philosophe aussi, considéré comme le « père de la médecine ». C’est lui qui a fondé l’école hippocratique  et qui a changé la médecine dans la Grèce antique pour en faire une profession à part entière. Compte tenu de la période, on ne sait pas grand chose sur la vie d’Hippocrate, initiateur d’un style et d’une méthode d’observation clinique, fondateur des règles éthiques pour les médecins, rédacteur du serment d’Hippocrate.

Juste pour le plaisir : des récits affirment que Démocrite, philosophe, était considéré comme fou parce qu’il se moquait de tout. On fit appel à Hippocrate pour venir le soigner. Hippocrate ne diagnostiqua chez Démocrite qu’une disposition à être heureux : loin d’être fou, il riait en fait de la folie des hommes. Démocrite fut par la suite surnommé « le philosophe rieur ». Vérité ou mensonge ? Ce qui est certain c’est qu’Hippocrate et Démocrite étaient contemporains.

Et l’hypocrite ? Personne qui manifeste de l’hypocrisie de façon occasionnelle ou constante. Les synonymes sont : faux, fourbe, sournois, tartuffe, perfide, chafouin, faux-jeton, jésuite, menteur… La liste est longue. Je m’arrête mais cette pléthore d’équivalents me semble prouver que les hypocrites sont légion dans notre monde. Et sans doute n’est-ce pas un phénomène récent ; que dénonçait Molière dans son Tartuffe ? La Fontaine faisait de même dans ses Fables, qui n’étaient pas toutes initiatiques, critiquant les travers de la Cour de Louis XIV par des portraits d’animaux (une sorte de « bébête Show ») du rat avare au singe hypocrite, du lion orgueilleux au renard rusé et de l’âne soumis à l’ours violent, bien des comportements ridicules des hommes du XVII ème siècle étaient décrits (les mêmes qu’aujourd’hui).

Pour en revenir au début de mon billet : Où est donc passé le serment d’Hippocrate ?

Il ne faut pas trop réfléchir sinon gare aux coups de blues mais on ne se refait pas. De temps en temps, je pense à cette période, il y a plus de dix ans maintenant, quand je me suis retrouvée « victime » de la médecine, véritable tube à essai dans lequel on a versé des tas de produits. Depuis je refuse tous les médicaments hormis les granules homéopathiques et l’aspirine. Les médecins devraient écouter leurs patients et devraient appliquer le serment d’Hippocrate : « D’abord, ne pas nuire » or ce n’est malheureusement pas le cas. Combien d’entre eux se laissent tenter par le chant des sirènes des laboratoires ou par celui des politiques ? Combien d’entre eux profitent des largesses des laboratoires ?

En contrepartie de prescriptions de médicaments nouveaux (généralement plus coûteux), certains médecins partent en séminaires, en voyages sous des cieux plus cléments. Que promettent les politiques pour que d’autres médecins acceptent sans rechigner la fermeture d’hôpitaux non rentables mais « confortables » pour les patients évitant des trajets longs et quelquefois impossibles ? (Pauvres internes exploités ! Les carabins devenus médecins oublient-ils les réalités du terrain ?)

Quand je critique les prescripteurs bénéficiaires d’avantages divers, je ne parle pas de ces médecins d’antan qui étaient souvent maires de leur commue partageant cet honneur (et les contraintes) avec des instituteurs, des propriétaires terriens ou même des prêtres ou des nobliaux, ni même de ces médecins d’aujourd’hui installés dans des zones rurales ou pire encore dans des quartiers défavorisés de grandes métropoles qui ne partent pas à la retraite de peur de laisser leurs patients seuls, démunis, sans soin, non je pense à tous ces médecins, bobos, plus intéressés par leur confort, leurs revenus que par leurs patients (clients ?).

Certains médicaments prescrits sont totalement inutiles, d’autres sont dangereux. Curieusement ils ne sont pas déremboursés par la « Sécu ». On préfère supprimer de vieux remèdes dits inefficaces, critiquer l’homéopathie (très bon marché) pour laisser le champ à de nouveaux produits.

Que penser de ces vaccins nouveaux ?  Quels effets secondaires ? Quels risques ? os enfants sont devenus des cobayes. Déjà par le passé nous les avons empoisonnés car simplement avec les vaccins obligatoires, un nourrisson recevait déjà environ 20(vingt) fois la dose minimale toxique d’aluminium dès sa première année de vie avec ces vaccins-là : une seule dose de vaccin hexavalent obligatoire (Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite, Coqueluche, Hépatite B et infections à Haemophilus influenzae b), contient 0,21 à 0,24 mg d’aluminium, soit 4 à 5 fois la Dose Minimale Toxique pour un nourrisson de 5 kg. Plus précisément, selon les marques de ce vaccin :

0,24 mg pour Infanrix Hexa® (GSK) ;

0,21 mg pour Hexyon® (Sanofi Pasteur) ;

0,21 mg pour Vaxelis® (MSD).

Pourtant ce n’est pas tout, outre les vaccins les médicaments anti-brûlures d’estomac contiennent jusqu’à 10 fois la dose toxique d’aluminium. Dans tous les cas, les concentrations relevées dépassent très largement la Dose Minimale Toxique établie par l’OMS. C’est une réalité passée sous silence par les fabricants, ignorée par les autorités chargées de veiller à la sécurité des produits de santé et par les médecins prescripteurs. La toxicité de l’aluminium ne fait plus mystère, l’aluminium n’a rien à faire dans notre corps, celui-ci étant naturellement dépourvu de ce métal (à l’exception d’infimes traces). L’alu présente un risque élevé de neuro-toxicité pour le cerveau, les os et le système immunitaire.

Si des médicaments sont utiles pour permettre à l’œsophage de cicatriser, lorsque les régurgitations acides à répétition risquent d’endommager sa paroi, ils ne devraient être prescrits qu’en dernier recours malheureusement on commence par un médicament dangereux. Pourquoi de telles ordonnances pour de simples brûlures d’estomac ? Pourquoi les pédiatres les prescrivent-ils à des nourrissons  alors que des solutions de simples bon sens existent ? Certes, les patients ne sont pas irréprochables car ils demandent le plus souvent un remède qui les soulage rapidement et sans effort, pour être tranquilles mais les médecins devraient refuser car ils doivent « D’abord, ne pas nuire »

À propos d’hypocrites, je viens de trouver une petite phrase qui convient bien au monde politique :

« C’est une gang d’hypocrites ! Menteurs un jour, menteurs toujours ! Ils changeront jamais. Tout le temps des cachettes, des belles explications pour se justifier, du blabla, du blabla… pas autre chose que du blabla. » (Robert Maltais, Le Curé du Mile End

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4 réflexions sur « Serment d’Hippocrate »

  1. J’ai la chance d’avoir le même toubib depuis plus de 30 ans et qui est devenu un ami.
    Il fait partie de ceux qui se déplacent encore pour visiter ses patients.
    Nous avons souvent discuté des gros lobbies pharmaceutiques qui veulent les acheter, moyennant de belles compensations, avec l’aval hypocrite de la sécu.
    Lui, il ne mange pas de ce pain-là : il ne prescrit que ce qui lui semble vraiment indispensable !
    Il a même fait deux stages, de sa poche, pour mieux connaître tous les médocs naturels : si l’ordre des médecins le savait, je ne suis pas certaine qu’il apprécierait …
    Il lui est même arrivé de me supprimer des médicaments parce que je les prenais depuis trop longtemps et que leur effet était devenu nul, pour les remplacer par de l’homéopathie …
    Il est un peu plus jeune que moi et j’ai peur quand il va prendre sa retraite car c’est un médecin à l’ancienne et aucun jeune ne fera ce qu’il fait !
    Heureusement, il a dit qu’il continuera tant qu’il pourra …
    Voilà ! Un peu hors sujet mais je tenais à lui rendre hommage car c’est un peu le dernier des mohicans …

  2. hélas hélas, là encore , que ce soit pour le médecin, le laboratoire ou les gouvernements, ce qui établit la règle n’ est pas la guérison, mais le pognon !
    De plus , nous vivons une période où la morale s’ envole au détriment du bon sens, avec des cliniques qui ne vivent que de chirurgie esthétique, de mères porteuses etc !
    J’ ai cette chance de n’ avoir pratiquement jamais pris de médicaments, et de n’ avoir eu affaire aux médecins qu’ exceptionnellement !

  3. hélas, pour la médecine, comme pour l’ état et les laboratoires, ce n’ est pas la santé des gens qui intéresse , mais le pognon dingue qu’ on peut ramasser !

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