Danser devant le buffet

Quand ma grand-mère chérie, mauriennaise, me racontait son enfance et ses Noëls d’antan, ce n’était pas de cadeaux, sapins, guirlandes, décorations et compagnie dont elle me parlait mais de misère et de faim, de Noëls où il faisait froid et où les cadeaux se résumaient à RIEN bien souvent ; elle était contente d’un maigre repas pour combler sa faim, d’une babiole fabriquée par son père, une nouvelle paire de sabots, un fichu… Elle me disait que souvent chez elle, ce jour-là, on dansait devant le buffet, comme d’autres jours de l’année et comme d’autres gens de la région car la Maurienne au début du XXème siècle n’était pas riche

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