Alexandre Benalla

Qui est donc ce type qui sème la pagaille en France ? Certes il ne l’a pas cherché mais son comportement, parce qu’il se croyait au dessus des lois, protégé par le Président de la République, pose problème. De là de nombreuses questions surgissent. Il est vrai que quand on remue la lie (j’allais écrire la merde. mais il parait que ça ne se fait pas)…

D’après le dictionnaire voilà ce qu’est la lie :

  • dépôt épais constitué par la précipitation des matières en suspension dans certains liquides et en particulier dans certains liquides fermentés (lie de vin) ; dépôt, sédiment, résidu laissé par une substance liquide quelconque,
  • mais aussi : éléments mauvais, pénibles ou troubles (d’un ensemble de phénomènes, d’une situation, d’une personnalité). Boire la lie.
  • et enfin : rebut, fraction la plus basse, la plus vile d’une société.

Qui est donc Alexandre Benalla ?

Son métier est garde du corps.

Sa date de naissance : dimanche 08 septembre 1991  soit 26 ans ce qui est vraiment très jeune pour avoir accédé, quand on sort de « nulle part »,  un niveau aussi élevé du pouvoir.

À partir de cet élément essentiel la date de naissance d’Alexandre Benalla, que d’étrangetés !

1 – Le chef du service politique de franceinfo, Jean-Jérôme Bertolus, a répondu, vendredi 27 juillet, aux multiples questions posées par les internautes. En italiques le texte originel, en  caractères droits :  mes remarques.

Avant d’arriver à l’Élysée, Alexandre Benalla a d’abord suivi des études de droit. Il s’est ensuite lancé dans la vie professionnelle. « Il a commencé au PS où il a été d’abord affecté à la sécurité de la maire de Lille Martine Aubry entre 2008 à 2012 (soit entre 17 et 21 ans ; de quand datent ces études de droit ? Avant 17 ans, je le rappelle. C’est donc un surdoué mais le visage ne le laissait pas paraître), puis au service d’ordre pendant la campagne de François Hollande en 2012 (à moins de 21 ans). C’est l’ex-chef du service d’ordre du Parti socialiste, Eric Plumer, qui l’a formé aux questions de sécurité. En mars 2016, il avait tenté de lancer, sans succès, une entreprise de sécurité privée, avec Vincent Crase, également identifié dans la vidéo du 1er-Mai et mis en examen ».

La trajectoire d’Alexandre Benalla a ensuite connu une ascension (très – trop ? – rapide) aux côtés d’Emmanuel Macron. « Après la démission d’Emmanuel Macron du gouvernement, en août 2016, il devient l’un de ses gardes du corps » , « Pendant la campagne présidentielle, il est directeur de la sûreté et de la sécurité du mouvement En marche. C’est Patrick Strzoda, l’actuel directeur de cabinet du Président, qui le recrute à l’Élysée ».

La question du salaire d’Alexandre Benalla est régulièrement revenue dans le débat, depuis la révélation de l’affaire. Au cours de son audition par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, Patrick Strzoda a démenti la rumeur d’un salaire de 10 000 euros par mois. Selon l’AFP, Alexandre Benalla touchait 6 000 euros. » Oui mais 6 000 euros à vingt-six ou vingt-sept ans quand on n’a pas de diplôme c’est beaucoup surtout quand on sait que des ingénieurs, après avoir réussi « Maths Sup et Maths Spé », après plus de dix ans de carrière n’arrivent pas à gagner 3 000 euros, moi ça me pose problème. Où est l’égalité ? La justice ? La reconnaissance du mérite ? La reconnaissance des diplômes de ceux qui ont choisi la voie de l’excellence (que certains tiennent à supprimer) ?

2 – Cette autre promotion fulgurante interroge : son grade de lieutenant-colonel, qui lui a été attribué à l’âge de 26 ans, en 2017. Cet échelon très prestigieux est souvent octroyé en fin de carrière, A.B. n’était qu’un simple brigadier-chef (radié, à sa demande) de la réserve opérationnelle de la gendarmerie qui a ensuite été intégré à un « vivier peu connu » et « constitué de 74 personnes recrutées pour leurs compétences particulières » et c’est au moment où il intègre cette nouvelle unité qu’il a été nommé lieutenant-colonel, un grade qui « lui a été conféré au titre de son niveau d’expertise », (d’où sort cette expertise ? Sortie ex nihilo… la volonté de certains. Des Maçons ? ou de Macron ?). Il avait donné « satisfaction » (à qui ? pour quoi ?) lors de son engagement dans la réserve opérationnelle de 2009 à 2015 (entre 18 et 24 ans).

Rarement atteint avant 40 ans, le titre de lieutenant-colonel accordé à un jeune brigadier-chef laisse perplexe un ancien gendarme du GIGN : « C’est comme passer le bac en maternelle ». Alexandre Benalla a donc fait un bond de neuf grades.

Se retrouver dans cette unité très élitiste avec un parcours universitaire aussi improbable que léger et une expérience professionnelle qui semble l’être tout autant, c’est quand même bien étrange.

Pierre Servent, spécialiste des questions de défense et de stratégie et lui-même réserviste, le précise que pour intégrer ce groupe, il faut « apporter une expertise de très haut niveau, il faut, par exemple, être un grand spécialiste des hydrocarbures, un ingénieur de haut niveau ou une référence en informatique. » Titulaire d’un master 1 de droit, sans avoir validé son master 2 comme l’affirme La Montagne,… Quand a-t-il trouvé le temps de passer un master de droit ? Encore des emplois fictifs ou alors des études fictives ? (Je connais, à La Réunion, un instituteur, élu du P.S., devenu miraculeusement avocat grâce à ses fonctions au P.S.. Oui, messieurs-dames ! Je pourrais donner le nom de cet avocat qui faisait les marchés le samedi matin pour distribuer les tracts du Parti).

Selon une source « ayant eu connaissance du dossier » et relayée par Mediapart, cette promotion aurait été octroyée alors qu’un « avis défavorable avait été émis par le service des réserves à la direction générale ». Selon cette source, un « ordre venu de très haut » aurait finalement contraint la direction de la gendarmerie à accéder à cette demande formulée par Alexandre Benalla lui-même. Et « en état-major, nous sommes habitués à faire exécuter les ordres, surtout quand ça vient de l’Élysée ou de Beauvau », commente ce même interlocuteur. Pourtant devant la commission d’enquête, le directeur de la gendarmerie nationale, Richard Lizurey, a démenti une quelconque intervention extérieure vis-à-vis de cette nomination. « À aucun moment, en aucune circonstance, personne ne m’a contacté et je n’ai contacté personne à l’Élysée. C’est une décision personnelle que j’assume », a-t-il assuré après avoir juré de dire toute la vérité. Ah, alors on y croit très fort.

Vive la république exemplaire !

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2 réflexions au sujet de « Alexandre Benalla »

  1. C’ est un culotté bodybuildé qui a réussi à séduire un arnaqueur qui a de l’ admiration pour ce genre de bonhomme qui ose !
    C’ est un mali, il se présente sans barbe, avec des lunettes cerclées d’ intellectuel gentil, mais montre là aussi un sacré culot en affirmant qu’ il n’ avait pas été brutal, et qu’ il avait jugé de son devoir de venir en aide à des crs en difficulté !
    Autrement dit, c’ est la copie conforme de notre bonimenteur, menteur surtout et utilisant lui aussi l’ attaque comme défense !
    On ne peut en vouloir à ses avocats qui tentent d’ en faire un saint, mais à sa place, qui aurait refusé salaire et promotion ?
    C’ est donc bel et bien macron le responsable qui a créé une police parallèle, à la Mittou !

  2. Pitin, des études de droit avant 17 ans !
    Un sacré cerveau, le gars.
    Incroyable tous les titres et grades qu’il détient.
    On se demande vraiment d’où il sort, ce super man !
    Mais bon sang, c’est bien sûr : de le manche à macron !!!
    Ou de sa culotte ??? Mais ça, on ne veut pas en savoir plus … n’est-il pas ?
    Hé bien moi, j’en ai ras l’bol d’entendre parler de ce mec car il n’est pas le seul à avoir été starisé depuis l’arrivée de macron : il a le chic pour nous en dégoter, des supers men !
    Allez, on passe à autre chose, ça me donne la gerbe (Pas de fleurs !) !!!

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