26 juin

Le 26 juin est une date comme les autres ou presque. J’ai le souvenir de deux 26 juin plus marquants :

  • 26 juin 1960 : indépendance de Madagascar.
  • 26 juin 1963 : le discours de John F. Kennedy à Berlin : « Ich bin ein Berliner ».

Du 26 juin 1960, jour de l’indépendance de Madagascar et depuis jour de fête nationale du pays, je n’ai que des souvenirs confus. Madagascar était une île lointaine pour moi qui vivais à Grenoble ; il y avait des petits noirs dont les plus connus étaient « les Surfs », un groupe vocal de yé-yé francophone, quatre frères et deux sœurs, aînés d’une famille de douze enfants, les Rabaraona. Leur petite taille (1,48 m en moyenne pour le groupe) est alors un des éléments qui font leur charme.

Madagascar est la cinquième plus grande île du monde après l’Australie, le Groenland, la Nouvelle-Guinée et Bornéo. Longue de 1 580 kilomètres et large de 580, elle couvre une superficie de 587 000 km2 (plus que les 551 695 km2 de la France métropolitaine). La capitale est Tananarive (en malgache : « Antananarivo », le « village des milles »), Pour revenir à la réalité, l’époque coloniale (1895-1960) n’a pas été très longue mais cette « courte » période a marqué l’Histoire de la région et la mémoire des populations. Il n’y a plus colons français, c’est l’indépendance mais le pays est « pauvre », la corruption et la misère règnent.

Si je ne connais guère Madagascar (e pays est vaste) je me souviens d’un livre dont l’action se déroule en 1947 l’année de l’insurrection malgache. Le soulèvement, accompagné de massacres de colons français et de Malgaches non-indépendantistes, fut suivi d’une terrible répression conduite par l’armée française qui fit plusieurs milliers de morts. Le nombre de victimes de cette répression fait encore débat parmi les historiens, le chiffre variant de 11 000 à 100 000 morts (la réalité tourne autour de 90 à 100 000 morts) et fait considérer ces événements comme les plus sombres de l’histoire coloniale française.

Le livre évoqué plus haut, c’est « Villa Vanille« , un gros bouquin qui ne ressemble pas à la production habituelle de Patrick Cauvin. Une histoire d’amour mais surtout l’histoire de colons qui tentent de préserver leur pouvoir et leurs privilèges, ne craignant pas d’utiliser pour cela les moyens les plus violents, d’enrôler des milices qui effectuent le sale travail. Madagascar, c’était la vanille et les journaux de métropole de l’époque en ont peu parlé. Patrick Cauvin ne connaissait pas Madagascar hormis de ce qu’il avait lu. Aux yeux des Malgaches, l’auteur a perpétué un mensonge historique, alors qu’il était convaincu de rendre justice à un peuple alors opprimé. Dans ce roman populaire qui se lit à toute allure, Cette histoire tragique et oubliée, Patrick Cauvin la fait revivre ici autour d’une famille de colons, les Arians ; il raconte eur histoire, leurs conflits, leurs passions qui composent une fresque flamboyante et sensuelle. C’est  « Autant en emporte le vent » dans la colonie française, avec en toile de fond un décor grandiose aux reflets de sang. (Les paysages malgaches sont réellement magnifiques). J’ai lu ce roman à sa sortie, en 1995, j’ai un peu oublié (je vais le relire) et entre temps j’ai découvert la réalité malgache à deux reprises.

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1963 : discours de John F. Kennedy à Berlin : « Ich bin ein Berliner ».  (« Je suis un Berlinois »)

Cette phrase de John Fitzgerald Kennedy, alors président des États-Unis (moins de cinq mois avant son assassinat) fut prononcée dans le discours qu’il fit lors de sa visite à Berlin-Ouest le , à l’occasion des quinze ans du blocus de Berlin.

Ce discours est considéré comme l’un des meilleurs de Kennedy. Au moment de la guerre froide, il montrait le soutien des États-Unis aux habitants de l’Allemagne de l’Ouest, notamment aux Berlinois de l’Ouest qui vivaient dans une enclave en Allemagne de l’Est — au milieu de territoires communistes délimités depuis  deux ans par le mur de Berlin.

Depuis le balcon de l’hôtel de ville de Schöneberg, Kennedy avait dit l :

« Il y a 2 000 ans, la plus grande marque d’orgueil était de dire civis romanus sum (« je suis citoyen romain »). Aujourd’hui, dans le monde libre, la plus grande marque d’orgueil est de dire Ich bin ein Berliner. […] Tous les hommes libres, où qu’ils vivent, sont des citoyens de Berlin. Par conséquent, en tant qu’homme libre, je suis fier de prononcer ces mots : Ich bin ein Berliner! »

Quelques mois auparavant, en septembre 1962, le président français Charles de Gaulle (excellent orateur) avait prononcé une allocution en langue allemande, ce qui avait dû inspirer le président américain dans un autre registre.

« Ich bin » Moi , citoyenne du monde, je mets un pont final à mon bla-bla du jour.

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2 réflexions au sujet de « 26 juin »

  1. Je me souviens des surfs et de cette chanson, voilà qui ne nous rajeunit pas !
    J’ ai un neveu qui a migré en Australie, et qui me raconte que pour avoir la paix, le gouvernement octroie un salaire à tous les aborigènes qui le plus souvent le dépensent dans l’ alcool.
    Et mieux vaut éviter d’ aller là où ils sont !
    L’ histoire du monde n’ est qu’ une suite d’ invasions, y compris pour la France, et la suite dépend donc surtout de la mentalité des envahisseurs.
    Certains colons ont été bénéfiques, d’ autres non, mais la décolonisation n’ a pas forcément apporté le bonheur !
    L’ Allemagne a eu du mal à intégrer la Rda, polluée par le communisme.
    Merci pour ces rappels Françoise
    Passe une bonne journée
    Bisous

  2. bonjour chere Françoise, ces deux dates ne me disaient rien, mais il se trouve que j’ai lu ce livre, dont je ne me souviens plus très bien, mais on y parlait des horreurs qui se sont passées à Madagascar au cours de cette rebellion, je ne connais pas Madagascar, mais le peu que je sais, c’est que l’opulence n’est pas le lot de tous… Berlin et la RDA je ne connaissais pas, ce n’était pas le paradis, mais les plus anciens regrettent certains aspects de la vie en RDA ! tout et relatif ! bonne santé chere amie, amities et bises

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