Colonia

Encore un film en rapport avec mon voyage. Après l’Argentine et sa dictature, le Chili sous Pinochet et ce film que j’ai vu : « Colonia ». Un film récent, sorti en France le 20 juillet 2016, de Florian Gallenberger avec Emma Watson, un film franco-germano-luxembourgeois.

Résumé du film : Colonia raconte l’histoire de Lena, une hôtesse de l’air de la Lufthansa et de son petit ami Daniel, photographe allemand qui se retrouvent entraînés dans le coup d’État militaire chilien en 1973. La foule est dans les rues pour protester contre le général Pinochet. Daniel prend des photos et le jeune couple est arrêté, conduit au stade national comme des milliers d’autres manifestants. Certains sont fusillés sur place, d’autres sont emmenés. Où ? Lena est témoin de l’enlèvement de Daniel dans une camionnette blanche. Elle cherche, se renseigne et découvre rapidement qu’il est retenu prisonnier par la police secrète de Pinochet dans une zone bouclée, située dans le Sud, un endroit nommé « Colonia Dignidad » et dirigé par le prédicateur, ancien nazi, Paul Schäfer. D’ici, personne ne s’échappe mais Lena ne le sait pas et elle décide de rentrer dans ce camp afin de retrouver Daniel  pour  le sauver mais les choses ne sont pas si simples.

Ce film met en lumière une réalité effrayante bien trop méconnue : « Colonia Dignidad » a réellement existé avec à sa tête un guru pervers. Perdue au fin fond du Chili, Colonia a caché bien des turpitudes.

Ce n’est pas un film sur Pinochet pourtant le dictateur est bien là, en toile de fond.

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La Colonia Dignidad est une communauté agricole sectaire fondée en 1961 au Chili par des allemands dont Paul Schäfer, le dirigeant, prédicateur, un ancien nazi pédophile, abusait sexuellement des enfants de la colonie.

Cette entité venait en aide à la dictature du Général Pinochet en y enfermant et torturant des opposants politiques. La colonie sévira jusqu’à la fin de la dictature en 1991. Quant à Paul Schäfer, il parviendra à échapper à la justice jusqu’à son arrestation en 2005 en Argentine.

Commandant en chef de l’armée chilienne, le général Pinochet a pris le pouvoir par le coup d’État du 11 septembre 1973 contre le gouvernement du président socialiste Salvador Allende, élu démocratiquement en 1970 mais qui n’a jamais eu de majorité au parlement. À la suite de ce coup de force Pinochet a dirigé le pays pendant 17 ans, d’abord comme président de la junte de gouvernement (1973-1974), puis comme président de la République désigné par la junte (1974-1981) enfin comme président de la République dans le cadre d’un nouveau régime constitutionnel mis en place à partir du 11 mars 1981.

Le régime de Pinochet est marqué par de multiples violations des droits de l’homme : on recense approximativement à la fin de la dictature :

  • 4 000 assassinats politiques,
  • près de 2 000 disparitions,
  • plus de 38 000 torturés
  • entre 300 000 à 400 000 arrestations de dissidents.
  • Les expulsions du territoire national constituent un autre volet de la répression, dont usent les dirigeants militaires pour asseoir leur pouvoir et éliminer leurs opposants.

La présidence de Pinochet est dénoncée dans son ensemble comme une période de dictature militaire, par de nombreux médias et ONG ainsi que par ses opposants.

Et le monde a laissé faire…

Que se passe-t-il en Russie, en Corée du Nord, aux USA et ailleurs ?

Que se passera-t-il encore ? Nous fermons les yeux, c’est tellement plus confortable.

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3 réflexions sur « Colonia »

  1. Hé oui, on ferme les yeux, tellement plus facile …
    Remarque, c’est mieux que certains mensonges qui nous sont assénés pour nous bourrer le mou !
    Bon jeudi, il fait tout gris … et, pitin, qu’ça caille !!!
    Tu dois trouver une sacrée différence.
    Avec des bisoux, françoise

  2. Les dictateurs trouvent toujours l’ aide de pervers à que ce genre de régime permet de donner libre cours .
    Les institutions ne voient que ce qu’ ils veulent bien voir, ou ce qui les arrange.
    C’ est surement pour ça qu’ on a oublié que les japonais avaient des camps où la torture sévissait, qu’ au Kosovo, les albanais aussi étaient responsables de charniers, que les rebelles en Syrie tuaient plus que le pouvoir en place.
    Un film intéressant en tout cas
    Passe une bonne journée Françoise
    Bisous

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