Idée ?

Avez-vous idée de ce qui m’a coupé la chique ou le sifflet durant quelques jours avant ma promenade allemande ? Je vous le dis : des surprises, plus ou moins mauvaises à répétition et un coup de blues. Non, un peu pire que le blues, c’était de la dépression, du désespoir réel. Difficiles à traverser ces moments sombres surtout quand on ne tient pas particulièrement à montrer ses faiblesses. Mais je reviens, au figuré, aujourd’hui, avec mon envie coutumière de faire la leçon. J’aurais aimé expliquer l’origine de l’expression « Couper la chique » mais je n’ai rien trouvé de satisfaisant.

Je me suis donc rabattue sur « Couper le sifflet » plus facile à éclaircir et voilà ce que j’ai trouvé.

« Couper le sifflet » est une expression apparue au XVIème siècle ; elle avait un sens autrement plus barbare. À cette époque, le sifflet, au figuré, désignait le gosier, cet endroit où passe la trachée-artère par laquelle on respire et qui peut siffler, pendant certaines maladies. Alors couper le sifflet n’avait d’autre signification qu’égorger, ce qui était une excellente manière d’empêcher quelqu’un de s’exprimer, d’une manière définitive.
Il existait aussi l’expression « serrer le sifflet » pour étrangler.

C’est au cours du XVIIIème siècle que le sens s’est fortement atténué pour devenir celui d’aujourd’hui : empêcher une personne de s’exprimer en raison de l’étonnement, l’indignation ou la peur qu’on lui inflige.

Pour couper le sifflet de quelqu’un, il existe bien des moyens : les menaces sont efficaces, les terroristes le savent.

Et puis il  y a les angoisses que l’on se crée tout seul quand quelque chose ne tourne plus rond dans la tête. Pourquoi ?

Ah, l’enfance, les souvenirs, c’est capable de vous abimer pour longtemps.

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3 réflexions au sujet de « Idée ? »

  1. et d’ ailleurs, les fondamentalistes en sont restés au XVI siècle quand à cette expression.
    Nous avons de notre jeunesse de bons sovenirs, mais hélas aussi les mauvais.
    Pourrais tu m’ aider , moi qui hésite toujours entre à voir et avoir, entre à faire et affaire
    Passe une bonne journée Françoise
    Bisous

  2. Je suis un peu comme toi, j’ai, quelques fois des reflux de souvenirs qui me perturbent et … c’est l’horreur, comme en ces fins d’années …
    Je connais la réponse, pour aider pierre, mais je t’en laisse le soin. 😉
    Bon début de semaine, dans la froidure …
    Bisoux, françoise

  3. Cher trublion,
    Pour répondre à ta question (que tu m’avais posé en début d’année), je te renvoie éventuellement à mon billet du 25 janvier 2016 (Quelle affaire !) et je te fais un copié-collé du début :

    Mon ami du net, trublion, a soulevé hier une question dans son commentaire (à propos à faire et affaire, pas toujours évident !) et comme je n’aime pas les questions sans réponse, je me suis documentée : pour moi et pour lui donner le résultat de mes recherches. Peut-être que la réponse vous rendra service. Alors que faut-il écrire : « avoir à faire » ou « avoir affaire » ?

    L’erreur courante (si seulement c’était la seule !) est d’écrire « à faire » dans tous les cas, aussi bien dans «il n’y a plus rien à faire» que dans «elle a à faire à plus fort qu’elle», alors qu’il faudrait écrire « elle a affaire à plus fort qu’elle ».

    Alors comment ne plus faire cette faute-là ?

    Quand on peut remplacer « à faire » par « avoir à réaliser (quelque chose) » ou « avoir à refaire », alors il faut écrire sans crainte « à faire ».

    Par contre si vous pouvez remplacer l’expression « à faire » par « être en rapport avec », il faut écrire « affaire » qui est presque toujours suivi de la préposition «à».

    Par exemple : – Le livreur à qui j’ ai eu affaire était un jean-foutre. = Le livreur avec qui j’ai été en rapport était un jean-foutre.

    Voilà, je te souhaite une bonne journée (il est déjà une heure du matin) et te dis « à bientôt ».

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