Polars

J’avais toujours considéré les polars comme une sous-littérature juste bonne à faire passer le temps dans les trains. Je croyais que les San Antonio n’étaient que des ramassis de grossièretés et que tous ces « Fleuve Noir » de la prose de bas étage. Or, un jour, dans la librairie à côté du lycée où je travaillais, comme je parlais d’Australie, un pays où j’aimais partir en vacances, la responsable du magasin me conseilla de lire Arthur Upfield et c’est là que j’ai découvert Napoléon Bonaparte dit Bony, un inspecteur australien, à moitié aborigène.

Et puis j’ai lu tous les Upfield. Ensuite j’ai rencontré mon amie Nadine, il y a quelques années déjà ; elle m’a fait découvrir et aimer d’autres polars. Depuis je lis sans honte ce style de romans. De Fred Vargas à  Jean-Christophe Grangé en passant par Michael Connelly ou Camilla Läckberg sans oublier bien sûr Georges Simenon ni Mary Higgins Clark.

Au cours de mes pérégrinations catalanes actuelles, j’ai découvert des tas de choses, des lieux, des recettes, des produits divers (à manger et  boire) et des livres. Je vais commencer aujourd’hui par les bouquins : trois polars catalans d’un même auteur et d’un même éditeur.

L’auteur s’appelle Antoine Parra ; il est publié chez Cap bear (www.cap-bear-editions.com) « S’offrir l’évasion des mots ». J’ai un peu grimacé à la lecture du deuxième roman car des fautes d’orthographe (et de grammaire) m’ont sauté aux yeux (je vais envoyer un mail à l’éditeur pour le hayon de la voiture qui est devenu un haillon, la hotte de la cuisine transformée en hôte et quelques autres). Pour les deux autres romans, rien ne m’a dérangé, je n’ai peut-être pas vu les fautes absorbée que j’étais par l’intrigue. J’ai apprécié ces moments de lecture et je peux dire que l’auteur, à mes yeux, écrit de mieux en mieux.

Dans l’ordre de rédaction et de publication (les livres sont de plus en plus épais), j’ai découvert :

  • Aubes meurtrières à Argelès
  • Canigo, d’amour et de sang
  • Petits meurtres à la catalane.

Le dernier est le plus réussi : quatre meurtres et deux suicides, une recette de paëlla et des promenades dans les chais du coin.

En ce qui concerne Antoine Parra, sa biographie en quatrième de couverture de ses romans est la suivante  : « Quatrième enfant d’une fratrie de huit, Antoine Parra, Catalan natif de Capmany, découvre la Catalogne de France  Saint Laurent de Cerdans où ses parents d’origine andalouse, travaillent à la fabrique d’espadrilles. Cet enfant de l’École de la République, comme il aime à se définir,très jeune se passionne pour la lecture. Devenu enseignant, le goût de lire annonce le plaisir d’écrire. Éducateur à l’école de rugby, cet homme proche de la terre puise naturellement son inspiration au  sein de ce milieu sportif catalan haut en couleurs. »

La région Roussillon est omniprésente dans ses livres: descriptions et noms des lieux.

Dans le premier roman, on se trouve face à deux enlèvements et deux suicides, dans le deuxième, il y a plus de sang, dans le troisième c’est presque une hécatombe. 

Les livres ne sont pas très épais et les affaires sont bien menées. De quoi encourager à lire les trois (à la suite, comme je l’ai fait). 

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3 réflexions sur « Polars »

  1. Zut, je t’avais laissé un com qui refuse de partir, je ne sais pas si celui-là va passer …
    Je ne le refais pas.
    Bon jeudi … Pas la forme …
    Je dois couver kèk’ chose.
    Bisoux,

  2. en fait, j’ aime qu’ un roman, ou un polar me fasse voyager et éveille ma curiosité.
    Mais j’ avoue que depuis Maurice Leblanc, je n’ ai pas trouvé beaucoup de temps pour lire.
    Passe une bonne journée Françoise, merci pour ta carte
    Bisous

  3. Un tit coucou pour prendre de tes nouvelles …
    Bon début de semaine.
    J’hiberne …
    Bisoux, françoise

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