Lapsus

Chaque jour, sans le vouloir, nous révélons ce que, justement, nous souhaitions cacher. De la langue qui a fourché à l’acte manqué, nos lapsus peuvent en dire long. Mieux vaut en rire car, de toutes façons, il est impossible de revenir sur cette gaffe et plus on se répand en excuses, plus les interlocuteurs pensent que ce lapsus était révélateur.  Or, tous les lapsus ne sont pas forcément révélateurs. Il s’en produirait un en moyenne tous les 600 à 900 mots et plus de 70 % sont corrigés dès que la personne prend conscience de l’anomalie de son propos.

En voilà quelques-uns de nos politiques. Alors révélateurs ou pas?

« J’ai lancé toutes les procédures pour, au contraire, renforcer la fraude fiscale » d’Eric Woerth, durant l’émission Le Grand Jury, RTL.

Rachida Dati, ancienne garde des sceaux, qui critiquait des fonds d’investissements étrangers a entendu sa langue fourcher : « Quand je vois certains qui demandent des taux de rentabilité à 20,25 % avec une fellation quasi-nulle » au lieu d’inflation. (Mais où avait-elle la tête ?)

Bernard Kouchner a confondu le 8 juillet 2009 sur France info le mouvement autonomiste dans le cadre de la répression chinoise d’un mouvement autonomiste les « Ouïghours » et les « Yogourts ». À l’heure du repas peut-être ?

Alain Madelin explique que le libéralisme permet à des peuples « d’aspirer à la pauvreté ». Chacun ses rêves, c’est vrai mais moi, là, j’ai comme un doute… Ce n’est pas le rêve du peuple que d’être pauvre, bien au contraire.

Dominique de Villepin, en février 2006, alors que son projet de Contrat première embauche (CPE) est malmené, débute en ces termes sa réponse : « D’abord je dois préciser que le contrat première embûche est un vrai contrat à durée indéterminée, avec une vraie rémunération. » (C’est vrai que trouver le premier job normalement rémunéré n’est pas simple). Un autre jour, il déclare « Le conseil constitutionnel, qui prendra sa démission demain …(euh)… qui pendra sa décision demain« 

Le 13 février 1984, Jean-Marie Le Pen déclare, à la télévision, être partisan de « la pine de mort« .

« L’exploration et l’exploitation du gaz de shit » de François Fillon a fait beaucoup sourire.

Comme Gordon Brown, qui a vu les GI débarquer sur « Obama Beach » !

Et ce dernier lapsus de Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat, L’invitée politique de France Info, le 25 avril 2016 défend l’utilité de la 4ème conférence environnementale du quinquennat qu’elle ouvre le matin-là pour deux jours, mais qui est critiquée de toutes parts et même boycottée par EELV, la CGT et diverses ONG. « C’est assez rare en politique de prendre le temps de se poser, de rendre des comptes, de dire : « voilà ce qui a été fait depuis quatre ans », et plus particulièrement depuis deux ans, depuis que je suis à la tête de ce Gouvernement où nous avons fait voter… à la tête de ce ministère, où nous avons fait voter la loi de Transition énergétique… »

Ce lapsus, que dit-il de Ségolène ?

Alors… Qu’en pensez-vous ?

 

Share

2 réflexions sur « Lapsus »

  1. et oui, c’ est pourquoi on parle de lapsus révélateur !
    et lorsque celui qui le fait est un politique, ça fait le tour des médias !
    Le mieux est en effet d’ en rire, mais le mal est fait !
    Ségolène, il y a longtemps que j’ ai compris ce qui se cachait derrière son sourire carnassier !
    Bonne journée Françoise
    Bisous

  2. Il y en a qui sont un morceau d’anthologie. Bah ! si les politiques peuvent nous faire sourire de temps en temps tant mieux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *