Changement(s)

Changements. Changement climatique, on nous rabat les oreilles avec ça mais depuis toujours le temps change et “les temps changent” aussi. Le temps passe…  MC Solaar. Souvenirs de 1997. Déjà.

Vous souvenez vous de ces mots-là ? “Pour redonner à la France l’espoir qu’elle a perdu depuis trop d’années… Le changement, c’est maintenant“. C’était en 2012. On a vu. Ça a bien changé.

Le changement, qu’est-ce que c’est ?  C’est le fait de changer, de passer d’un état à un autre, un synonyme de modification. C’est aussi le résultat de ce fait : la transformation, la mutation, la variation, voire l’innovation.

Moi, ce que je constate surtout c’est que quel que soit le changement observé, en ce moment :  “plus ça va, moins ça va bien”.

Un exemple entre tant d’autres : La Poste, moins il y a de courrier à distribuer et plus l’usager peut l’attendre longtemps ou résumé autrement “moins y en a à faire, plus ça va moins bien”. Je ris. C’est clair. Non ? Et pourtant, entre le 1° janvier 2000 et le 1° janvier 2016 le prix du timbre (clic, j’en avais déjà parlé, LÀ) sera passé de 0,50€ à 0,80€ (0,76€ pour le moment) soit une augmentation 60% en seize (16) ans. Si je remonte jusqu’en 1971 (44 ans plus tôt), à cette époque, le timbre coûtait 0,52 F soit 0,08€, le prix a été multiplié par 10 soit 1 000% d’augmentation. Qui a vu son salaire ou sa retraite augmenter d’autant ? Une telle augmentation est totalement disproportionnée surtout quand on pense à la désinvolture dont “La Poste” fait preuve à l’égard du public.

Le burn-out aussi est une innovation. 3,2 millions d’actifs à risque face à ce mal du siècle : l’épuisement professionnel. (Pendant le même temps, il y a des “tireurs au flanc” et des chômeurs désespérés.) Comment s’épuise-t-on au travail ? On gère tout dans l’immédiateté, on n’arrive plus à modérer les objectifs et les actions à court, moyen et long terme ; il n’y a plus qu’accumulation, saturation, perte de sens… Même sans travailler, on se sent complètement H.S. quelquefois. Comment trouver la bonne attitude face à des changements permanents, immédiats et surtout insatisfaisants ?

N’êtes-vous pas usés par la pression fiscale ? Par les directives, les lois, les normes, la paperasse, etc ? Que pensez-vous des radars ?

Les radars ne sont en rien une garantie de l’augmentation de la sécurité sur les routes. Les progrès continus de sécurité passive sur les voitures (air-bags, aide au freinage d’urgence, renforts de carrosserie…), l’abaissement des seuils de tolérance pour l’alcool, le port généralisé de la ceinture de sécurité ont certainement plus fait pour sauver des vies que les automates à contredanses sur les bords des routes ou des autoroutes.

L’exemple du périphérique parisien est intéressant : la baisse récente de la limitation de vitesse n’a pas eu l’effet escompté : une baisse infime (inaudible ?) du bruit, une diminution homéopathique de la pollution , on occulte qu’on est passé de 4 morts en 2013 à 7 en 2014. Et oui  : 15 % d’accidents en moins, 75 % de tués en plus. Mais ça, on le crie pas sur les toits.

En revanche, il y a bien eu un effet palpable sur les infractions constatées : elles ont triplé en un an. L’abaissement de la vitesse maximale autorisée a largement permis de multiplier les contraventions (dont 40% seront en principe reversés aux collectivités territoriales). Une moralité douteuse… Vous ne trouvez-pas ?

Un autre changement remarquable : autrefois, l’hiver empêchait nos voitures de démarrer, aujourd’hui, nos voitures empêchent l’hiver de démarrer.

Ça c’est le changement climatique, ou dérèglement climatique,Dans les travaux du GIEC, le terme « changement climatique » fait référence à tout changement dans le temps, qu’il soit dû à la variabilité naturelle ou aux activités humaines. C’est surtout un moyen de nous ponctionner toujours davantage. “Les pollueurs sont les payeurs“, qu’ils disent. Mais oui, bien sûr. J’y crois très fort. Et vous ?

Rien ne vaudrait un véritable développement durable qui répondrait à nos besoins présents sans que cela empêche les générations du futur de répondre aux leurs. Il faudrait combiner pour ce projet l’efficacité économique, l’équité sociale, et la qualité environnementale. Ce n’est donc pas pour la France d’aujourd’hui…

Nos dirigeants ne voient que leur intérêt et en nous des moutons à tondre. Ils avaient dit “changement” ?

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1 réflexion sur « Changement(s) »

  1. C’ est comme l’ Europe,, moins elle va, plus on veut de membres !
    Les radars, pourquoi sur l’ autoroute, alors que c’ est là qu’ il y a le moins d’ accidents ?
    Je pense que les élus de tout poil se sont octroyés un tas de privilèges qui nous coûtent une fortune, et que pour les garder, ils cherchent à tout utiliser pour nous faire payer plus encore !
    Aucune taxe ne fera baisser d’ un iota le CO2, et rien n’ empêchera les cycles naturels de s’ accomplir, comme toujours depuis que la terre existe !
    On en revient toujours au même, le système est corrompu, ceux qui ne tiennent ne partiront pas d’ eux même, il faudra une révolution pour tout remettre à plat
    Bonne journée Françoise
    Bisous

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