Passage en force

Passage en force ou en route vers la dictature. Le passage en force est une méthode pour imposer un point de vue ou forcer l’adoption d’un texte, d’une loi. Que voyons-nous en ce moment si ce n’est une série de décisions prises par le gouvernement sans tenir compte de l’opinion d’une majorité de Français ?

Le décret ainsi que l’arrêté portant sur la réforme contestée du collège sont parus ce mercredi 20 mai 2015 au Journal Officiel.

Avant il y a eu le « mariage pour tous », le 49.3 pour la loi Macron et un passage en douce (et malgré tout en force) de la loi sur le don d’organes. Je suis pour le don mais pas le vol d’organes, or cette loi se rapproche du vol ; je crains que certains greffés soient des privilégiés bénéficiant de passe-droit ; le favoritisme, certains milieux le pratiquent déjà bien, alors pourquoi se gêner ?

Quand on voit le comportement du président, des membres du gouvernement et de bon nombre d’élus, on ne peut que constater que notre république est devenue une société avec des castes de privilégiés. Le président ressemble de plus en plus à un roi et sa cour prend largement ses aises en plumant le pauvre peuple. La droite l’avait fait mais la gauche est pire. Pourquoi toujours pas de taxes sur les œuvres d’art ? Pour épargner Monsieur Fabius et d’autres encore ?

Les caciques de la gauche, ceux qui sont issus de l’immigration, comme Najat Belkacem devraient se souvenir de leurs débuts et être reconnaissants envers la république.  Najat Belkacem, née en 1977 au Maroc, rejoint en France, dans le cadre d’un regroupement familial, son père, ouvrier dans le bâtiment. Elle a effectué ses études, primaires, puis secondaires au collège, enfin au lycée Delambre d’Amiens où elle a obtenu en 1995 son baccalauréat ES. Celle-là, comme d’autres, devrait penser à l’ascenseur social qu’est l’école, qu’elle a utilisé et qu’elle devrait penser à renvoyer à la France, à tous ceux qui en ont besoin, pas seulement aux enfants d’immigrés mais à tous les petits Français quel que soit leur milieu d’origine. L’école doit être égalitaire pour faire des enfants instruits et éduqués, non pour former des moutons ou des veaux décervelés et illettrés.

Mais pourquoi vouloir casser l’école à ce point ? Quelle vengeance ? Quel but ?

Je crois que l’école égalitaire pour le peuple ne sera pas fréquentée par les enfants des notables qui, bien qu’ils critiquent l’élitisme en profitent pour eux et leurs rejetons. Cette élite n’est malheureusement pas basée sur les capacités intellectuelles, le mérite, mais sur le bagout, le népotisme, le piston…

Le gouvernement de Manuel Valls fait fi de toutes les interrogations, de toutes les inquiétudes des enseignants et des parents. Alors que des manifestations se déroulaient en province et à Paris, c’est de Berlin que « Moi, je » a défendu cette réforme pour « la réussite de tous » et « pour l’excellence ». Il se fout de nous, c’est clair.

Dire que la ministre de l’Education avait demandé au Conseil supérieur des programmes de lui faire des propositions sur les langues et cultures de l’Antiquité. On pouvait croire qu’un délai était donné mais Najat Vallaud-Belkacem est très heureuse  de la publication rapide au JO, une façon de dire que cette réforme se fera sans qu’on se préoccupe des oppositions.

Dans ce qui reste du latin et du grec, enseignera-t-on encore que l’origine du terme dictature remonte à la Rome antique ? La dictature désignait  alors un état de la République dans lequel un magistrat (le dictateur) se voyait confier de manière temporaire et légale les pleins pouvoirs en cas de troubles graves.

Aujourd’hui la dictature désigne un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue sans limite. La dictature est synonyme de régime autoritaire.

Nous regardons et nous critiquons ce qui se passe ailleurs, mais nous, où allons-nous ?

Au lieu de laisser le gouvernement et les chéfaillons de tous les niveaux faire ce qui leur plait, ne devrions-nous pas réagir et descendre dans la rue manifester notre désaccord ? Manifester de façon permanente à la façon des « Folles de mai », une fois par semaine, devant l’Élysée et les ministères concernés ?

Aujourd’hui la question que l’on doit se poser est : peut-on accepter que nos enfants sortent de l’école illettrés ? La ministre veut l’égalité mais son égalité, c’est « Tous illettrés », vous perlez d’un espoir, d’une ambition. Quelle excellence ?

Ne devrions-nous pas mettre en avant cette autre question : peut-on accepter que la France régresse dans toutes les évaluations internationales qui sont faites sur l’école ?

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