Calvaire

Le Calvaire, c’est la colline où Jésus-Christ fut crucifié, autrement dit le Golgotha ou “Le Crâne”. Pour parvenir au lieu de son supplice, Jésus parcourut un long chemin, cette montée devint elle-même calvaire. Dans les églises catholiques, on peut suivre les quatorze stations du Calvaire, le Chemin de Croix, qui rappellent les principaux épisodes de la passion de Jésus-Christ.

Par extension, on appelle calvaire, n’importe quelle colline sur laquelle est plantée une croix et où on se rend en pèlerinage. En Bretagne, on peut trouver de nombreuses croix plantées au milieu du paysage, des croix dressées sur une plate-forme, à un carrefour, sur une place ; les calvaires bretons sont souvent de grandes œuvres très travaillées.

Au figuré, les épreuves de la vie ou les souffrances peuvent être appelées aussi calvaires. Ainsi on a pu évoquer le calvaire des tranchées pendant la Première Guerre Mondiale ou plus récemment et tout près de la France : le calvaire des esclaves roumaines en Sicile. Les calvaires ne manquent pas aujourd’hui : calvaires des enfants martyrs, esclaves, migrants, palestiniens, syriens, ukrainiens… Le choix est vaste. Ce n’est pas gai…

Chaque fois que je vais à Paris, j’aime bien aller chez Rougier et Plé, boulevard des Filles du Calvaire, pour me réapprovisionner en matériel de travaux manuels : poterie, aquarelle, décoration… et le nom de ce boulevard m’a longtemps tracassé. Pourquoi boulevard des Filles du Calvaire ? Sans compter qu’il existe une station de métro qui porte le même nom, ainsi qu’une rue.

 Qui étaient donc ces filles du Calvaire ?

Les Filles du Calvaire ou Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire ou Calvairiennes sont une congrégation religieuse de la famille bénédictine fondée en 1617 , à Poitiers, par Antoinette d’Orléans-Longueville (1572-1618), une femme issue de la noblesse française d’ascendance capétienne et par le capucin réformateur français François Leclerc du Tremblay (1577-1638), connu en religion sous le nom de Père Joseph. Le couvent s’installa par la suite à Paris et fut fermé à la Révolution. Comme le jardin du couvent des Filles du Calvaire donnait sur cette artère parisienne, le boulevard pris ce nom-là.

Le couvent a été saisi comme tous les biens du clergé au moment de la Révolution Française et a été converti en quartier de cavalerie.

Quant à cette congrégation religieuse, elle a existé canoniquement de 1617 à 1797, année de sa “dissolution” et de son rétablissement en 1822 à nos jours.

Est-ce bien catholique de se dire (peut-être en pensant à DSK) qu”il ne faut pas confondre la rue des Filles du Calvaire avec le calvaire des filles de la rue” ?

Elles sont nombreuses, ces filles de rue ou “filles de joie” ; elles existent sans doute depuis que le monde est monde. Dans quelles conditions aujourd’hui ? Pires qu’avant ? Si on pense aux réseaux de prostitution de plus en plus organisés à grande échelle, les conditions sont sans doute pires pour les filles contraintes à exercer ce métier.

Il parait que le groupe terroriste de l’Etat islamique (Daesch), dans sa recherche de fonds pour financer ses guerres, tire des revenus de ses propres réseaux de prostitution. Quelle moralité !  Les guerres, quelles conneries et quelles saloperies !

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Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu’es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d’acier de sang

“Barbara”, poème de Jacques Prévert, Paroles

 

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4 réflexions sur « Calvaire »

  1. Tout les calvaires ne sont pas aussi bien travaillé que celui de Pleyben
    Oui c’est celui de la photo il est reconnaissable entre tous
    Si il est richement ornés c’est à cause du lieu de pèlerinage
    J’en connais beaucoup d’autres qui le sont beaucoup moins
    En campagne généralement ils prennent place sur une patte d’oie ou à l’entrée des bois, y’a pas spécialement de critères …

  2. J’ai fait une rapide recherche sur l’origine des calvaires et j’ai pas trouvé 🙁
    Par contre les premiers calvaires dates du 14e siècle et ont vu le jour en pays gallo (région de Dinan) et à l’ouest de Rennes (Saint Gilles en 1409)
    Sinon on n’en comptabilise quelques milliers de croix Bretonnes
    Et seulement quelques centaines ont la dénomination de calvaires

    Pour revenir sur Pleyben
    Ville du 6e siècle et son calvaire doit être du 17e siècle
    Je sent que mes recherches ne vont pas s’arrêter là ^^

  3. @ realkiller

    Merci pour ces informations et les recherches que tu as faites et celles qui vont suivre puisque je te sens bien parti. J’aime bien les gens curieux d’histoire et de traditions. Je prends toujours les informations nouvelles avec plaisir.
    J’aime bien la Bretagne depuis que je l’ai découverte il y a une vingtaine d’années pendant les vacances mais je ne la connais pas beaucoup encore malgré les promenades et ce que j’ai déjà lu depuis “Le cheval d’Orgueil”.
    À bientôt.

  4. La référence a christ peut s’ expliquer par le fait qu’ il était innocent, et subissait la vengeance des prêtres.
    Calvaire rime avec souffrance, et Dieu sait qu’ elle est commune dan le monde, depuis que l’ homme prétend le diriger.
    IL serait quand même dommage que les responsables ne soient pas punis, au moins après leur mort !
    Bonne journée Françoise
    Bisous

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