Encore une…

Le 16 novembre, c’est la journée internationale de la tolérance. Oui, c’est vrai et pourtant c’est aujourd’hui que nous apprenons la décapitation de l’otage américain Peter Kassig par le groupe « État islamique » qui a revendiqué la décapitation simultanée d’au moins dix-huit hommes présentés comme des soldats syriens… Un bel exemple de tolérance religieuse.

Dans la Charte des Nations Unies, nous pouvons lire :

Article premier – Signification de la tolérance

1.1 La tolérance est le respect, l’acceptation et l’appréciation de la richesse et de la diversité des cultures de notre monde, de nos modes d’expression et de nos manières d’exprimer notre qualité d’êtres humains. Elle est encouragée par la connaissance, l’ouverture d’esprit, la communication et la liberté de pensée, de conscience et de croyance. La tolérance est l’harmonie dans la différence. Elle n’est pas seulement une obligation d’ordre éthique ; elle est également une nécessité politique et juridique. La tolérance est une vertu qui rend la paix possible et contribue à substituer une culture de la paix à la culture de la guerre.

1.2 La tolérance n’est ni concession, ni condescendance, ni complaisance. La tolérance est, avant tout, une attitude active animée par la reconnaissance des droits universels de la personne humaine et des libertés fondamentales d’autrui. En aucun cas la tolérance ne saurait être invoquée pour justifier des atteintes à ces valeurs fondamentales. La tolérance doit être pratiquée par les individus, les groupes et les Etats.

1.3 La tolérance est la clé de voûte des droits de l’homme, du pluralisme (y compris le pluralisme culturel), de la démocratie et de l’Etat de droit. Elle implique le rejet du dogmatisme et de l’absolutisme et conforte les normes énoncées dans les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme.

1.4 Conformément au respect des droits de l’homme, pratiquer la tolérance ce n’est ni tolérer l’injustice sociale, ni renoncer à ses propres convictions, ni faire de concessions à cet égard. La pratique de la tolérance signifie que chacun a le libre choix de ses convictions et accepte que l’autre jouisse de la même liberté. Elle signifie l’acceptation du fait que les êtres humains, qui se caractérisent naturellement par la diversité de leur aspect physique, de leur situation, de leur mode d’expression, de leurs comportements et de leurs valeurs, ont le droit de vivre en paix et d’être tels qu’ils sont. Elle signifie également que nul ne doit imposer ses opinions à autrui.

Voilà pourquoi chaque année, la communauté internationale célèbre cette journée de la tolérance avec des actions dans les établissements d’enseignement et d’autres pour le grand public. Partout dans le monde ou seulement chez quelques-uns qui rêvent encore ?

Depuis 2005, les chefs d’États et de Gouvernements s’engagent à garantir partout le bien-être humain, la liberté et le progrès et à encourager la tolérance, le respect, le dialogue et la coopération entre les différentes cultures, civilisations et populations. Comment ?

Il est certain qu’un grand nombre d’humains ont de bonnes intentions mais ce n’est plus suffisant, il faudrait agir, vraiment agir, pour que ces vœux pieux deviennent réalité or, nous regardons passivement tant que nous ne sommes pas directement concernés. Par ailleurs, tout le monde sait que « l’enfer est pavé de bonnes intentions », autrement dit, si, malgré une volonté évidente de bien faire, nous nous y prenons mal,  nous courons vers une catastrophe. Alors, faut-il ne rien faire ?

Il ne faut pas nous voiler la face, nous assistons à une montée de l’extrémisme violent et à un élargissement des conflits qui ne font plus aucun cas de la vie humaine : enlèvements, viols, décapitations, lapidations, camps de concentration, déplacements de population, invasions…

Y aura-t-il un jour une réelle compréhension mutuelle entre les cultures et les peuples ? J’ai des doutes même si les mariages mixtes sont de plus en plus nombreux, l’humanité n’est pas encore encline à la tolérance absolue et chacun défend « ses idées », son pré carré ou son bout de gras.

Cette Journée internationale de la tolérance est l’occasion de réaffirmer que nous sommes déterminés à œuvrer à la protection des droits de l’homme, indispensables à une paix durable, malheureusement je crains que ce ne soient que des rêves et surtout de vaines paroles, une fois de plus.

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Une réflexion au sujet de « Encore une… »

  1. c’ est là surtout qu’ on s’ aperçoit que l’ homme se gargarise de formules et de principes, qu’ il se dépêche d’ oublier.
    IL n’ y a pas de justice autre que celle du pouvoir

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